mercredi 28 mars 2007

Le réseau et Internet via les prises de courant : le CPL à haute vitesse avec Devolo




Aller plus vite que vite sans perdre de points sur son permis… Il ne s'agit pas ici d'automobiles, même si le constructeur concerné est allemand, mais de CPL ou Courant Porteur en Ligne. C'est-à-dire la possibilité de transporter vite et bien les informations d'un réseau local ou de partager une connexion Internet, en passant par les prises de courant d'un appartement, d'une maison ou d'un bureau. Dans le domaine, Devolo est le leader. Voilà pourquoi nous avons testé leur meilleur produit actuel : le dLAN 200AV. Conclusion : si on est loin d'atteindre les 200 Mbits/s maximaux annoncés (on tourne à environ 1/3 de cette vitesse en moyenne), le produit s'avère à la fois bien conçu, fiable, rapide (dans les limites évoquées) et surtout, surtout, très simple à installer, même par un débutant complet !



Le réseau et Internet via les prises de courant : le CPL à haute vitesse avec Devolo
Pour tous ceux qui ne veulent pas du WIFI ou ne peuvent en profiter pleinement c'est LA solution incontournable pour créer un petit réseau local, partager une connexion ADSL voire même distribuer dans différentes pièces de la maison films, programmes TV, chansons, photos, etc.
Le filaire c'est dépassé. Les ondes du WIFI passent peut-être mal chez vous pour cause de construction en béton armé (les armatures métalliques produisant un effet « cage de Faraday » sont les ennemies des ondes radio), pour cause de four à micro-ondes ou d'architecture alambiquée ? Pensez au CPL ! Ce que plus personne n'appelle le « Courant Porteur en Ligne » c'est donc la possibilité de faire transiter à très haute vitesse un ou plusieurs flux de données via le réseau électrique d'une maison ou d'un appartement, pour peu que toutes les pièces de ladite maison soient connectées en 220V sur un unique compteur EDF…

Là où le bât blessait jusqu'ici c'est que la vitesse nominale de ce genre de solutions, disponibles d'abord dans le monde professionnel puis en grand public, s'avérait suffisante pour partager une connexion Internet mais pas plus. Difficile dans ces conditions par exemple de lire à distance sur son téléviseur une vidéo stockée sur son PC ou son MAC ou vice-versa (à fortiori si elle était en HD). On avait certes franchit une étape significative en passant de 11 Mbits/s (annoncés ! Bien moins en réalité) à 85 Mbits/s (là encore vitesse plus marketing qu'autre chose). Mais les applications les plus gourmandes, la vidéo en tête se montrait toujours gênée aux entournures. Ca n'est plus le cas avec la dernière génération du CPL, à 200 Mbits/s (comptez moitié moins en vitesse réelle, mais c'est déjà très bien). A l'heure de la TV HD, une telle solution s'impose clairement. Mais l'allemand Devolo (fondé par des anciens d'Elsa) n'occupe pas seul le terrain. De sérieux concurrents lui disputent le marché. A commencer par Netgear, plutôt en grand public, et Léa, plutôt dans le monde professionnel mais aussi en grand public.


Qu'est-ce qui pousse à choisir Devolo ?

Le réseau et Internet via les prises de courant : le CPL à haute vitesse avec Devolo
Pour sa grande simplicité d'utilisation. Nous avons suivi différents schémas d'installation, avec ou sans box ADSL. Et le moins que l'on puisse dire c'est que celle-ci est d'une simplicité enfantine. L'installation du kit 2 postes CPL dLAN 200AV HD Ready s'opère en 5 étapes simples pour partager une source vidéo (HD ou non) : on raccorde le modem sur le premier boîtier, puis on le relie à une prise électrique, on raccorde le décodeur TV sur le 2ème dLAN 200AV HD Ready que l'on relie également à une deuxième prise électrique. Il ne reste plus que de raccorder le téléviseur avec le cordon péritel fourni. Dans le cas d'un routeur/modem ou mieux d'une Box (nous l'avons testé avec une Freebox) c'est encore plus simple : on choisit un port Ethernet disponible sur le modem/routeur ou sur la « box » et on en fait de même avec son ordinateur distant. On branche les deux boîtiers à la prise électrique qui leur est la plus proche et c'est tout ! Aussitôt les appareils se synchronisent et communiquent entre eux, et le partage de données ou de connexion Internet peut s'opérer. Seul bémol : les voyants étant rouges, on s'attend à les voir passer au vert, mais non… Un petit coup d'œil à la documentation suffit pour se rassurer.


En guise de conclusion

Le réseau et Internet via les prises de courant : le CPL à haute vitesse avec Devolo
L'intérêt de ce nouveau produit est incontestablement dopé pour les gens qui ne disposent pas à proximité de leur téléviseur d'une prise téléphonique. On a avec le dLAN 200AV HD Ready de Devolo la possibilité d'installer son décodeur partout dans la maison, à proximité d'une prise électrique, et ainsi de profiter de son offre TV HD où que l'on veut dans la maison.

Incontestablement une bonne solution et pas très chère (179,95€ chez RueDuCommerce.com pour le kit 2 adaptateurs, 99,95€ l'adaptateur suivant) eu égard à ses capacités et à sa grande facilité d'installation.


Interview d'Yves Nouailhetas

Le réseau et Internet via les prises de courant : le CPL à haute vitesse avec Devolo
En marge de ce test, nous avons rencontré Yves Nouailhetas qui préside aux destinées de Devolo en France.

Devolo AG, dont le siège social est à Aix-la-Chapelle, développe et commercialise depuis 2002 des solutions de transfert de données pour le particulier et les professionnels. S'appuyant sur la technologie Home Plug, devolo s'impose au fil du temps comme le spécialiste du courant porteur en ligne. Yves Nouailhetas, Directeur France de devolo, nous précise la stratégie du fabricant, aussi bien en termes de technologies que de distribution. En 2007, devolo espère croître plus vite en France que sur le reste de l'Europe. Le chiffre d'affaires attendu oscillera entre 12 et 15 millions d'euros, pour un volume de 700 à 800 produits.

Quelle tendance se dégage en ce début d'année 2007 dans votre domaine ?
Le CPL atteint un premier palier de maturité avec le 85 Mbits qui est diffusé par tous les FAI dans les solutions de streaming vidéo (TV sur ADSL) pour relier le fameux modem triple Play et le décodeur vidéo. Les prix sont clairement à la baisse et on peut aujourd'hui acheter une paire de 85 Mbits pour une moyenne de 119 à 129 €/TTC (voire moins chez les FAI qui subventionnent l'opération). Le produit de volume de l'année 2007 sera donc clairement celui-là. Attention aussi au 200 Mbits Homeplug AV que l'on vient d'introduire sur le marché et qui est déjà en vente chez un de nos partenaire FAI. Ce produit offre des performances réellement très élevée (on peut passer en même temps 1 film HD, 1 ou 2 films SD, de l'internet et de la téléphonie IP sans problème !..). Ce produit va décoller assez rapidement pour faire de gros volumes à partir de la rentrée 2007.

Quelles sont les principales nouveautés produits du début d'année 2007 présentées notamment au CeBIT ?
Tout d'abord notre gamme 200 Mbits qui se décline en 4 boîtiers : le 200 AV en version murale, le 200 AV Desk en boîtier de bureau, le 200 AV pro en version plastique avec une sortie coaxiale ou paire torsadée permettant d'atteindre les 1000 à 1500 m de distance et de combiner CPL secteur et CPL sur tout type de coax. ou de paire torsadée téléphonique et le 200 AV pro I pour la version 200 AV Pro en boîtier métal. Nous avons également présenté le projet de 2 nouveaux produits que nous comptons introduire au second semestre 2007 : un audio CPL ‘low cost' et un CPL 85 Mbits/Wifi en 802.11 g avec un excellent rapport performances/prix.

Quel est votre point fort ?
Devolo a réussi à acquérir une image de marque haut de gamme dans tous les segments de marché qu'ils soient professionnels ou grand public. La garantie d'une excellente qualité de produit forme la base pour la construction de la marque Devolo. Grâce au savoir-faire acquis au fil des années par nos collaborateurs, une qualité de niveau élevé a pu être atteinte dès notre démarrage. Notre équipe de collaborateurs, particulièrement expérimentée, est le garant le plus important de la réalisation des objectifs fixés.

Mardi 27 Mars 2007
Gérard CLECH






La justice française valide la vente de CD et DVD vierges depuis l'étranger




Par Christophe Guillemin
ZDNet France
28 mars 2007

Juridique - Rueducommerce perd en appel dans une procédure où il cherchait à imposer des contraintes aux cybermarchands étrangers vendant des CD et DVD vierges en France. La cour d’appel de Paris a estimé qu’ils ne pratiquaient pas de concurrence déloyale.

Les cybermarchands étrangers qui vendent des CD et DVD vierges aux internautes français peuvent se frotter les mains. Le 22 mars, la cour d'appel de Paris a rendu un arrêt concluant que leur activité ne pouvait pas être assimilée à de la concurrence déloyale.

C'est pourtant ce qu'affirme Rueducommerce.com, qui a attaqué sur ce motif six vendeurs de CD et DVD en juillet 2005, dont CD Folie et Dabs.com. Le plaignant voulait les obliger à mentionner sur leur site et dans leurs publicités diffusées en France, que leurs produits n'incluent pas la redevance pour copie privée et que l'acheteur a l'obligation de la régler lui-même.

Selon le code de la propriété intellectuelle (article L311-4) l'importateur, en l'occurrence l'acheteur, doit obligatoirement payer la taxe. Les sociétés de collecte, la Sorecop et CopieFrance, tiennent des formulaires à la disposition des acheteurs. Le non-paiement de la rémunération pour la copie privée est assimilé à un délit de contrefaçon, passible de trois ans d'emprisonnement et 300.000 euros d'amende.

Pas de concurrence déloyal

Le 15 septembre 2006, la deuxième chambre du tribunal de commerce de Bobigny avait rendu un premier jugement en faveur de Rueducommerce. Les six vendeurs étrangers ont alors fait appel et donc obtenu gain de cause.

La cour d'appel de Paris reconnaît bien que la redevance française crée un déséquilibre sur le marché. «Il est vrai que l'absence de versement de la taxe Sacem par les sociétés établies dans certains États de l'Union européenne, n'est pas sans incidence sur les prix de vente des produits en cause», peut-on lire dans l'arrêt.

Pour autant, elle conclut que Rueducommerce «ne démontre pas que les entreprises mises en cause auraient mis en oeuvre des pratiques commerciales déloyales». L'e-commerçant français pointait du doigt, outre le manque d'information donnée au client, l'utilisation de mentions jugées trompeuses comme, par exemple: «Tous les frais y compris la TVA sont inclus dans les prix affichés.»

La cour ne voit rien à redire à cela. Elle critique même l'argumentaire de Rueducommerce qui repose en partie «sur le postulat implicite selon lequel les consommateurs seraient réputés ignorants de leurs obligations concernant le paiement des taxes, droits et redevances».

Rueducommerce jette l'éponge

Contacté par ZDNet.fr, la société CD Folie, basée en Allemagne, se déclare bien sûr très satisfaite de cette décision qui «correspond aux textes en vigueur». «Nous allons continuer de vendre et de faire la promotion de nos produits en France, de la même manière que par le passé», indique sa direction. «On peut constater que la situation telle qu'elle est, n'est pas favorable à un cybermarchand français», consent à reconnaître son responsable.

CD Folie paye bien une taxe pour copie privée, mais en Allemagne elle est six fois inférieure à celle en vigueur en France, qui détient dans ce domaine le record européen. Par exemple, la redevance pour un DVD vierge de 4,7 Go est de 1,10 euros HT en France, contre 0,17 euro en Allemagne ou 0,60 euro en Espagne. Au Luxembourg, elle n'existe même pas.

Suite à cet arrêt, Rueducommerce a décidé de se retirer de ce marché. «Cette décision incite les cybermarchands à aller s'installer à l'étranger ce qui n'est pas notre choix», explique Gautier Picquart, P-DG de l'entreprise, qui n'exclut pas de porter l'affaire en cassation et devant les juridictions européennes.

«Le problème de fond est le montant exorbitant de la taxe française qui doit être revue à la baisse», conclut-il.

Selon nos informations, une telle révision n'est pas dans les projets de la commission d'Albis, chargée de fixer en France les rémunérations à appliquer aux supports numériques. Sa préoccupation actuelle est de taxer les disques durs externes, les clés USB et les cartes mémoire pour téléphones et appareils photo numériques. Autant de produits également vendus sur le Net par des sociétés étrangères. Elle doit se réunir le 24 avril prochain.




lundi 26 mars 2007

GrosBill : Ordinateur de Salon

Alexandre FRANCQ : Grosbill.com


Bonjour Alexandre, si vous commenciez par nous présenter Grosbill.com ? Pourquoi ce nom d'ailleurs ?

GrosBill est avant tout un personnage de jeu de rôles. Les connaisseurs de Donjon & Dragon reconnaîtront ce personnage, qui a pour ambition l’unique accumulation de tous les pouvoirs, sorts, objets magiques, et autres livres du Donjon. En général, son adversaire de prédilection est « Le Dieu ». Et le bougre a le pouvoir de les combattre…

Mais dans notre cas, GrosBill.com est un « Click and Mortar » qui a vu le jour en 1998. Spécialiste de la vente de produits informatiques d’intégration (cartes mères, processeurs, disques durs…), la société a très rapidement élargi son catalogue à tous les produits numériques du marché. Cette spécialisation High-Tech nous a permis de fidéliser les « hard-core gamers » ou « ultra-joueurs » dès nos premières années. Initialement tourné vers les passionnés, Grosbill a su accueillir depuis, les moins connaisseurs, et devenir ainsi, l’un des revendeurs préférés des professionnels et du grand public.

Qu’est ce qui caractérise Grosbill.com face à ses concurrents ? Où se situe votre valeur ajoutée ?

La caractéristique principale de GrosBill.com est notre modèle clic et magasin, sur lequel se greffe des prix parmi les plus bas du marché. Les grandes enseignes françaises, pratiquent des prix de 20 à 30% supérieurs aux nôtres. Par ailleurs, GrosBill.com s’est adossé à la logistique du groupe Auchan depuis le mois de juillet, d’où l’ouverture de plusieurs magasins en France prévue dans les prochains mois. Ainsi, chaque profil de client trouve ou trouvera sa façon d’acheter sur GrosBill.com ou dans ses magasins.

A propos des magasins ? Quelle est la part de l’Internet sur votre activité ?

Comme tout bon « web et magasin », notre modèle tourne autour du 50/50 avec des variantes selon les mois de l’année. Avec l’augmentation des chiffres du e-commerce, nous assisterons peut-être à une modification de ces proportions.

Comment se passe les rapports entre ces deux types de magasin ?

Selon moi, ce ne sont pas deux types de magasin, mais deux façons différentes d’acheter. En interne, nous ne voyons pas beaucoup de différence, car les deux supports de vente s’articulent autour de la même logistique et des mêmes équipes.

Quels moyens utilisez-vous pour communiquer sur le net ?

Tous les moyens marketing connus ; affiliation, publicité, comparateurs de prix, e-mailing, concours, opération en partenariat, liens sponsorisés. J’en oublie peut-être…

Et quelle place joue l’affiliation dans votre stratégie on-line ?

L’affiliation existe depuis très longtemps chez Grosbill.com, mais le programme se renforce et prend une place stratégique dans nos actions en cette rentrée 2005.

Et ce renforcement prends quelle forme ?

GrosBill.com s’est associé les services d’une entreprise de communication réputée pour ses compétences dans ce domaine (ndlr : Carat). Nous travaillons actuellement sur les différentes méthodes et leviers que nous actionnerons pour améliorer les performances en provenance de nos affiliés

Et pour la rémunération des affiliés ?

Sur un marché ultra concurrentiel chaque euro reversé doit être bien pensé, ce qui nous a amené à choisir un reversement fixe de 3% nous positionnant dans la moyenne de notre secteur d’activité. Cependant, nous élaborons d’autres solutions pour que les affiliés voient leurs efforts récompensés et augmentons les rémunérations selon les périodes et les résultats de chacun, jusqu’à 3,5% du CA.

Que prévoyez-vous pour animer votre réseau d’affiliés pour cette rentrée ?

Nous avons imaginé un concours avec de belles dotations (écran plasma, téléviseur LCD) pour déterminer les capacités de nos affiliés et leur accorder différents « bonus » en fonction des performances de chacun d’entre eux.

Des conseils à donner aux futurs affiliés Grosbill.com ?

Ne pas hésiter à avoir des demandes spécifiques pour améliorer les résultats. Dans la mesure du possible, nous nous mettrons à disposition pour leur faciliter la tache au quotidien.

Le mot de la fin, Alexandre ?



Interview d'Alexandre FRANCQ, responsable marketing deGrosbill.com, par Roch GIRAUD en date du 6 septembre 2005.


lundi 5 mars 2007

Mis en vente, que vaut Club Internet ?

Valorisé plus de 300 millions d'euros, Club Internet pourrait trouver rapidement un repreneur. Les premières offres pour acquérir ses 600.000 abonnés ADSL pourraient être déposées dès la semaine prochaine.


Club Internet serait valorisé entre 300 et 340 millions d'euros. 300, croit savoir le quotidien économique allemand Handelsblatt, qui avait le premier fait état de la volonté de Deutsche Telekom de se séparer de Club Internet. Plutôt 340 millions d'euros selon la société d'investissement Exane BNP Paribas. Un ordre de grandeur qui correspond au rachat d'AOL par Neuf Cegetel en septembre dernier (lire notre article : Neuf Cegetel s'offre AOL France, du 22/09/06). Ce dernier avait déboursé 288 millions d'euros pour acquérir les 500.000 abonnés ADSL d'AOL, valorisant ainsi la société 576 euros par abonné haut débit.

Sur cette même base, Club Internet serait valorisé 345 millions d'euros avec ses 600.000 abonnés ADSL, selon les estimations d'Exane BNP Paribas, dont près de la moitié seraient totalement dégroupés. Les deniers chiffres officiels concernant les abonnés haut débit de Club Internet datent en effet de fin juin 2006. A cette époque, le FAI en revendiquait 500.000. En outre, il dispose aussi d'une base d'un peu plus de 400.000 abonnés bas débit.

La vente de Club Internet pourrait avoir lieu rapidement. Selon Les Echos, les premières offres devraient être déposées dès la semaine prochaine. Bouygues Telecom et SFR ont d'ores et déjà annoncés ne pas être intéressés. Neuf Cegetel, Iliad, Cinven -maison mère de Noos Numericable, voire Bolloré Télécom ou Telecom Italia seraient intéressés.

Aujourd'hui, Club Internet détiendrait près de 5 % de part de marché sur le haut débit en France. Trop peu pour pouvoir suivre France Télécom, Neuf Cegetel et Free sur celui de la fibre optique et justifier le financement d'un réseau en propre. Et trop risqué pour attendre de savoir dans quelles conditions et à quels tarifs pourraient être loués les réseaux des trois opérateurs. Mais assez pour permettre à Neuf Cegetel et Free de devenir le challenger officiel de France Télécom. Les deux opérateurs sont pour le moment au coude à coude sur l'ADSL, dont ils détiennent près de 20 % de part de marché, avec près de 2,2 millions d'abonnés chacun fin 2006.

Ainsi, la volonté affichée de Free de proposer la fibre à un prix équivalent à celui de son offre ADSL, soit 29,90 euros ne laisse pas une grande marge de manœuvre à ses concurrents qui doivent eux aussi s'attendre à tirer sur les prix. Une situation complexe pour ceux qui n'ont pas atteint la taille critique. Alice, propriété de Telecom Italia, qui comptait 710.000 abonnés ADSL fin septembre se trouve dans la même situation que Club Internet. Pour Alice, il s'agira soit d'acheter le FAI pour atteindre cette masse critique, soit de chercher un repreneur, à l'instar de Club Internet.

Source: JDNnet

Sony à la poursuite d'Apple dans la musique et la vidéo

Malgré la victoire de l'iPod pour les baladeurs de musique, l'inventeur du Walkman ne s'avoue pas vaincu. Mais le marché est presque saturé.

SE BATTRE contre la suprématie de l'iPod, même si Apple a gagné la partie. Tous les industriels ont cette ambition. Sony, l'inventeur du Walkman, qui a raté le virage du baladeur de musique numérique, tente depuis hier un nouveau coup. La firme dirigée par Howard Stringer a présenté sa première gamme d'appareils de musique qui permettent aussi de regarder des vidéos. Ils seront disponibles en France en avril. Ce nouveau baladeur ressemble à un téléphone mobile ultra-plat. Mais il est affublé d'un nom peu attirant : « NW A800 ».

90 millions d'iPod vendus

Le chemin que le groupe japonais doit encore parcourir pour combler son retard est considérable. Apple a déjà vendu 90 millions de ses iPod, et la firme californienne a créé un nouveau mode de vie... pour écouter de la musique et la partager.

Sony espère « gagner un peu plus de 10 % du marché en volume et 13 % en valeur », selon Fabrice Massin, responsable des produits audio vidéo de Sony en France. Pour se différencier, le groupe japonais a fait un choix technologique : ne pas utiliser de disque dur dans son baladeur vidéo et retenir à la place des « puces » mémoires, dites « flash », utilisées par Apple dans ses iPod nano, dédiés à la musique.

Mais, comme ses concurrents, Sony n'arrive-t-il pas trop tard ? « Le marché devrait être saturé quand il aura atteint 200 millions de baladeurs musicaux », révèle Dong Soo Jun, directeur général de la division audio et vidéo de Samsung Electronics. Après une croissance de 200 % il y a deux ans, la progression du marché a été réduite à 20 % l'an dernier en Europe et devrait stagner en valeur en 2007, voire reculer légèrement dans certains pays, estime la société d'études GfK.

Pour gagner, chacun tente d'avoir une spécificité face à Apple. Samsung, comme les fabricants chinois, parient sur des baladeurs musicaux peu onéreux, ou de nouvelles fonctions comme le haut-parleur stéréo du K5. Dans le même état d'esprit, en novembre dernier, Microsoft a lancé son Zune qui permet d'échanger des morceaux de musique, sans fil. Mais le système de protection des droits et le manque de contenus vidéo font de cet équipement un simple concurrent de plus d'Apple. Le Zune, équipé d'un disque dur, est plus lourd que l'iPod vidéo le plus performant. Microsoft n'a pas encore précisé le nombre de ses ventes aux États-Unis. Le Zune débarquera en Europe au deuxième semestre.

La firme de Singapour, Creative, qui lança ses premiers baladeurs analogiques il y a près de vingt ans, reste présent sur ce marché avec des produits très innovants. Le français Archos réussit bien dans le haut du marché, avec ses juke-box vidéo dotés de grands écrans.

Enfin, le groupe japonais Matsushita concède qu'Apple a gagné la bataille. Mais il propose ses lecteurs de musiques MP3, car « nous avons besoin d'une offre complète de produits pour la convergence des appareils numériques autour du téléviseur », justifie Fumio Ohtsubo, le président de Matsushita au Figaro.

Source: MARC CHERKI. LE FIGARO

A la demande générale, Dell s'ouvre à Linux

Consultés par Dell via le site Ideastorm, les utilisateurs placent largement Linux et les logiciels libres en tête de leurs demandes. Le constructeur pactise donc avec Novell.

L'écoute attentive de la clientèle réserve parfois des surprises. Partenaire de longue date de Microsoft et promoteur indéfectible de Windows, Dell a récemment lancé son site Ideastorm. Son objectif : donner la possibilité aux utilisateurs d'exprimer leurs desiderata en matière de produits. Et cela soit en émettant une idée originale, soit en votant pour une idée déjà exprimée.

Le succès n'a pas tardé. Plus de 90 000 votes plébiscitent la préinstallation de distributions Linux (Ubuntu, Fedora, Opensuse) sur les machines du constructeur. Suit, avec près de 60 000 votes actuellement, l'installation de la suite Open Office en lieu et place de l'habituel MS-Works ou de MS-Office. Egalement en haut de la liste, Firefox comme navigateur par défaut.

Au total, six des dix premières demandes concernent les logiciels libres. Soit pour faire en sorte qu'ils soient préinstallés sur les machines, soit pour garantir leur compatibilité avec les systèmes du constructeur. La requête la plus pressante porte sur la possibilité de faire coexister aisément Linux et Windows en « multiboot ».

Des débats houleux

Comme sur tout site d'échange d'idées, les commentaires apportent un éclairage supplémentaire. Et les supporters inconditionnels de Windows y ont ouvert des contre-feux, bientôt contredits par les partisans du choix et de la coexistence des OS. Le débat fait rage.

Dell commercialise déjà des machines équipées de Red Hat. Mais il s'agit de stations de travail pour l'entreprise. Côté serveurs, il coopère aussi avec Novell. Mais, sur le marché grand public, il recommande avec constance Windows Vista sur ses machines, et n'offre que discrètement la possibilité d'en acheter une sans OS - d'ailleurs, plus chère que son équivalent sous Windows. Il était, de plus, quasi impossible d'en acquérir une fonctionnant sous Linux. En outre, Michael Dell a souvent exprimé ses doutes sur l'existence réelle d'un marché grand public pour Linux.

La disponibilité de machine sous Vista, sans logiciels additionnels

Le paysage semble avoir quelque peu changé. Dell indique vouloir rapidement prendre en compte les remarques recueillies sur son site. Cela en travaillant, dans un premier temps, avec Novell pour certifier Linux sur les ordinateurs de bureau Optiflex, les portables Latitude, et les stations de travail Precision. D'autres distributions sont concernées, à plus longue échéance.

La disponibilité de machines sous Vista, mais sans la masse des logiciels additionnels installés par défaut, est, elle aussi, plébiscitée. Dell a indiqué travailler à faciliter leur désinstallation.

Source: Philippe Davy , 01 Informatique

jeudi 1 mars 2007

Apple TV : léger retard à l'allumage

Les premières set top boxes servant à transférer du contenu multimédia de son ordinateur vers la TV seront livrées mi-mars au lieu de fin février.

Avec la sortie de la PS3 par Sony en Europe, c'est l'un des produits les plus attendus dans le monde du divertissement numérique pour le premier trimestre 2007 : l'Apple TV. Mais son lancement mondial est finalement légèrement décalé.

Selon Lynn Fox, porte-parole d'Apple, les premières livraisons devraient survenir mi-mars car "l'emballage prend un peu plus de semaines que prévu". Initialement, la disponibilité de l'Apple TV était annoncée pour fin février.

Après avoir présenté une esquisse du produit en septembre 2006, Steve Jobs a finalement dévoilé l'Apple TV lors de l'édition du Mac World Expo de janvier dernier, simultanément au lancement de l'iPhone.

L'Apple TV, développé sous le nom de code iTV, est un boîtier permettant de diffuser les contenus issus d'iTunes (films perso, musiques, photos et podcasts) directement sur votre téléviseur. Et,ce, grâce à une connexion sans fil (Wi-Fi). Selon la firme à la pomme, Apple TV se connecte à la quasi-totalité des téléviseurs panoramiques actuels. Son prix d'achat est de 299 euros.

Source: Philippe Guerrier, vnunet.com

Voir tous les codes de reduction Apple.

Neuf Cegetel ne facture plus le temps d'attente de sa hot line

Les appels fixes aux services commercial et technique du FAI ne seront dorénavant facturés qu'à partir de la mise en relation avec un conseiller.

Le projet de loi en faveur des consommateurs a été repoussé aux calendes grecques. Mais cela n'empêche pas certains fournisseurs d'accès à Internet d'en adopter, eux-mêmes, certaines dispositions. Ainsi, Neuf Cegetel annoncera cette semaine que le temps d'attente des appels à sa hot line ne sera désormais plus facturé.

La disposition concerne aussi bien les services commercial que technique, regroupés, à cette occasion, sous le même numéro d'appel (le 089 79 00 09). Mais ne vaut que pour les appels depuis un téléphone fixe, et non depuis un mobile. Le tarif de 34 centimes la minute ne sera appliqué que lors de la mise en relation avec un conseiller. Finis, donc, les appels facturés de dix minutes, dont cinq ou six passées à attendre de pouvoir parler à quelqu'un.

Neuf Cegetel n'est pas le premier FAI à ne plus facturer l'attente. Fin 2005, Orange (ex-Wanadoo) décidait déjà d'appliquer la gratuité pour les appels depuis un fixe vers ses services d'assistance technique et commerciale (34 centimes la minute après la mise en relation également).

Gratuité totale... mais problématique chez Alice

La hot line d'Alice (Telecom Italia) est, elle, entièrement gratuite pour les appels fixes. Le FAI en a fait un argument commercial au moment de se relancer en France, fin 2005. Mais, difficile à joindre, elle a fait l'objet d'attaques en justice de consommateurs membres de l'UFC-Que Choisir en juillet dernier. L'entreprise affirmait à l'époque avoir résolu ses problèmes d'assistance téléphonique.

Tele2, racheté récemment par SFR, avait, au début de l'année dernière, instauré également la gratuité du temps d'attente pour ses abonnés ADSL appelant depuis un téléphone fixe (34 centimes la minute, là encore, une fois la conversation entamée avec un téléconseiller).

Les autres fournisseurs d'accès, eux, continuent pour le moment de faire payer l'attente. Club-Internet la rendra gratuite en mars. Le FAI propose une option « Zen » qui, pour 4 euros mensuels, donne accès à une hot line illimitée. Certains de ses abonnés ont souscrit des offres spécifiques en février, mars et avril 2006, qui leur permet de bénéficier aujourd'hui d'une assistance téléphonique 100% gratuite (*). Du côté de Free, Mickaël Boukobza, directeur général, nous indiquait récemment être seulement en phase de réflexion sur la question.

Fin janvier, Numericable-Noos, qui traverse une période difficile indiquait, lui, vouloir venir un jour à la gratuité du temps d'attente, mais privilégie dans l'immédiat la réduction de l'attente elle-même. « L'objectif premier est que l'attente soit de l'ordre de une minute, de façon à ce que la question du paiement du temps d'attente n'en soit plus une. Cela nous semble plus correspondre à ce qu'attendent les clients, à savoir une réponse rapide et efficace », expliquait Philippe Besnier, président de Noos-Numericable, lors d'un chat récent sur 01net.


Source: Guillaume Deleurence , 01net.

Contributeurs